
Dimanche 27 mai, outre la guinguette et la procession religieuse, les associations sportives du quartier voisin du mien, le Testaccio, ont organisé une course à pied de 6 km. Bien que mon entraînement ces temps-ci laisse à désirer, je me suis dis que, quand même, c’était dans mes cordes… Et effectivement, je ne me suis pas trop mal débrouillée : je suis arrivée 3ème femme, en un peu moins de 29 minutes (c’est pas très pércis car il n’y avait pas de chronomètre et le mien ne marche plus). J’ai gagné une coupe (assez encombrante, je ne sais pas si je pourrai la ramener en France, et d’ailleurs je commence à me demander comment je vais ramener tout mon fatras, d’une manière générale…) ; donc j’ai gagné une coupe et un bon chez un boucher du quartier pour aller chercher… un poulet et un kilo de bœuf !! Au moins, je ne mourrai pas de faim !!
Sinon, une course en Italie, c’est toujours très intéressant et très marrant à regarder, surtout quand on connaît toutes les difficultés pour en organiser une en France !! On pouvait s’inscrire dans la semaine ou alors le matin même, de 8h à 9h (départ de la course prévue à 9h30), en fait les inscriptions ont été ouvertes à … 8h55!! L’avantage, c’est que dans ce pays, on est jamais en retard !! et il va s’en dire qu’on n’a pas besoin de certificat médical pour s’inscrire.
Ensuite, c’est le départ des enfants (bon, le pistolet n’a pas marché, mais ils sont partis quand même) : on s’embarrasse pas de définir les distances à courir en fonction des âges : c’est le même régime pour tout le monde : 500 mètres et il n’y a pas d’âge minimum, je pense que le plus petit devait avoir 3 ans maxi !!
Ensuite, c’est à notre tour (là, quelqu’un avait du se pencher sur la question du pistolet parce que ce coup-là, il a bien fonctionné). Inutile de préciser qu’il n’y avait pas vraiment de ligne de départ et que les personnes en fauteuil roulant sont parties en même temps que nous… (sur les pavés des rues, le fauteuil, ça avait l’air assez dur mais je ne pense pas que les organisateurs avaient pensé à ce genre de détail…). Le plus marrant, c’était de voir ce qui se passait quand on traversait les carrefours : évidemment, la circulation était bloquée, alors les gens descendaient de leur voiture pour hurler aux policiers, très calmes, qui faisaient la circulation que c’était inadmissible de gêner les voitures. Et malgré tout ça , tout c’est très bien passé et c’était une course très sympathique !! Mais ça, j’ai déjà eu l’occasion de le constater : les italiens, ils ne stressent vraiment pas très souvent et ils réussissent toujours !