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Les Pouilles et un mini bout de la Basilicata 28 juillet, 2007
(1ère photo : Trani, 2ème photo : moi à Matera, 3ème photo : Alberobello, 4ème photo : le port de Bari)
(pour info, les Pouilles et la basilicata, ça correspond au talon de la botte italienne, c’est toujours bon à savoir, ça peut être une question bleue et valoir un fromage au Trivial Poursuit !!)
Malgré la chaleur torride de ce mois de juillet, je suis partie quelques jours explorer le sud de l’Italie, et là vraiment, on se sent dépayser ; ça n’a rein à voir avec Rome, par exemple qui, en fait, est assez proche d’une ville française.
Je suis allée sur la côte adriatique, à Trani et à Bari puis plus dans les terres, à Alberobello, à Lecce et à Matera. Je ne vous raconte pas dans le détail mon voyage, ça pourrait être un peu ennuyeux mais je vous dis ce que j’ai préféré :
- me baigner au coucher du soleil tout en admirant la cathédrale de Trani qui a les pieds dans l’eau
- le vieux centre-ville de Bari avec son linge qui sèche, ses odeurs de lessive, les gens qui discutent entre voisins sur leur pas de porte assis sur des chaises
- les « trulli » de la campagne autour d’Alberobello (2ème info culturelle : les trulli sont des maisons rondes et blanches assez petites, de plein pied. Leur toit est en pierre grise et apparemment, on n’a pas éclairci le mystère de leur origine…)
- observer les coutumes alimentaires locales : regarder les femmes faire à la main et à toute vitesse les pâtes qui s’appellent « orecchiette », spécialité locale de Bari et les hommes battre les poulpes sur le sol pour les tuer ( après renseignement pris auprès d’un autochtone, ils pêchent les poulpes vivants et pour les tuer, ils n’ont rien trouver de mieux que de les fracasser par terre en les tapant des dizaines de fois et ensuite ils peaufinent le travail avec une plaque en bois, style planche à pain. Apparemment, ce traitement de choc permet de les attendrir et de les manger crus… Miam,miam…je n’ai pas oser y goûter…)
- les grottes du villages de Matera et son paysage aride
- j’aurais pu aussi apprécier le style un peu (beaucoup) désuet des gares du sud de l’Italie et de leurs trains (à mon avis, proches des michelines des années 50 aves les sièges en skaï vert kaki qui te font bien transpirer). Avec 15° de moins ça a sans doute beaucoup de charme ! Là, attendre un train qui n’en fini plus d’arriver et mourir de chaleur et de déshydratation une fois que tu as pu y monter, ça te fais oublier tout le pittoresque de l’affaire et tu ne rêves plus que d’un bon TGV français climatisé…
Sinon, ce voyage m’a également permis d’affiner mon étude sociologique sur les italiens :
- ils se marient beaucoup, c’est à dire n’importe quel jour de la semaine, et en général en grande pompe : la robe longue est de rigueur pour toutes les invitées même quand il fait 40°C à l’ombre ! cela dit, avec toutes les belles églises qu’ils ont, y’a de quoi faire…
- les italiens, passés l’âge de 30-40 ans se croient obligés de porter des pantalons aux couleurs un peu spéciales : jaune moutarde, vert tendre, saumon, rouge brique… ça fait très pub Benetton, mais c’est pas très beau quand même…Enfin, comme ça, on les remarque de loin !



